• mercredi 15 mai 2019, 14h-16h

    salle de la médiathèque, Venerque

    2019, 05-mai

    Mrs Dalloway / 

    Virginia Woolf

    Editions Gallimard (Collection Folio classique)

    Le roman, publié en 1925, raconte la journée d'une femme élégante de Londres, en mêlant impressions présentes et souvenirs, personnages surgis du passé, comme un ancien amour, ou membres de sa famille et de son entourage.

    Ce grand monologue intérieur exprime la difficulté de relier soi et les autres, le présent et le passé, le langage et le silence, le mouvement et l'immobilité.

    La qualité la plus importante du livre est d'être un roman poétique, porté par la musique d'une phrase chantante et comme ailée.

    Les impressions y deviennent des aventures.

    C'est pourquoi c'est peut-être le chef-d'œuvre de l'auteur - la plus grande romancière anglaise du XXe siècle.

    - Présentation de l'éditeur -

     


  • mercredi 19 juin 2019, 14h-16h

    salle de la médiathèque, Venerque

     

    Rencontre thématique :
    ouvrages consacrés à des artistes



    Deux remords de Claude Monet / Michel Bernard
    (éditions La table ronde, collection Vermillon)

    Lorsque Claude Monet, quelques mois avant sa disparition, confirma à l’État le don des Nymphéas, pour qu’ils soient installés à l’Orangerie selon ses indications, il y mit une ultime condition : l’achat un tableau peint soixante ans auparavant, Femmes au jardin, pour qu'il soit exposé au Louvre. À cette exigence et au choix de ce tableau, il ne donna aucun motif. 

    Deux remords de Claude Monet raconte l’histoire d’amour et de mort qui, du flanc méditerranéen des Cévennes au bord de la Manche, de Londres aux Pays-Bas, de l’Île-de-France à la Normandie, entre le siège de Paris en 1870 et la tragédie de la Grande Guerre, hanta le peintre jusqu’au bout (1).

     


    Marcher jusqu'au soir /Lydie Salvayre 
    (éditions Stock, collection Ma nuit au musée)

    2019, 06-juinL’humeur railleuse et le verbe corrosif, Lydie Salvayre se saisit du prétexte d’une nuit passée au musée Picasso pour questionner le milieu artistique et ses institutions.

    Se tournant vers son enfance de pauvre bien élevée et abordant sans masque son lien à un père redouté et redoutable, elle essaie de comprendre comment s’est constitué son rapport à la culture et à son pouvoir d’intimidation, tout en faisant l’éloge de Giacometti, de sa radicalité, de ses échecs revendiqués et de son infinie modestie (1).

     


    Berthe Morisot : le secret de la dame en noir / Dominique Bona 
    (éditions Le livre de poche)

    Cette jeune femme en noir, au bouquet de violettes, aux yeux profonds, que peint2019, 06-juin Manet dans les années 1870, c’est Berthe Morisot. Elle garde sur son visage altier comme un secret. Un modèle parmi d’autres ? Non : la seule femme du groupe des Impressionnistes. Berthe Morisot, née dans la province française en 1841, fille de préfet, peint et expose parmi ce clan d’hommes, ceux qui sont encore des réprouvés sans public, des réfractaires à l’art officiel : Manet, Degas, Monet, Renoir. Ardente mais ténébreuse, douce mais passionnée, aimant la vie de famille mais modèle et amie – et qui sait ? peut-être davantage – d’Edouard Manet dont elle épouse le frère : il y a une énigme dans les silences et les ombres de Berthe Morisot.

    Dominique Bona, puisant aux archives inédites, fait tournoyer la fresque de l’Impressionnisme : de Giverny aux plages normandes, de Mallarmé rédigeant des billets doux pour Méry Laurent ou Nina de Callias aux lavandières qui posent pour Renoir, de la sanglante Commune de Paris au règne de la bourgeoisie corsetée, des salles du Louvre aux ateliers de la bohème.

    Dominique Bona peint ici le portrait subtil d’une artiste qui inventa sa liberté (1).

     


    (1) : présentations des œuvres fournies par les éditeurs