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Les Rencontres Lecture rassemblent chaque mois à Venerque, depuis plus de vingt ans, des lecteurs : les discussions s'animent autour d'un ouvrage (roman, essai, poésie...) choisi par le groupe, et, occasionnellement, des échanges sont organisés avec des auteurs (Marie Didier, Yves Le Pestipon, Minh Tran Huy, Michel Moner, Violaine Bérot...) Ces réunions sont ouvertes à tous !

... en 2018

Publié le 25 Septembre 2017 par AdminRL

janvier 2018

2018, 01-janvier

La cité des amants perdus / Nadeem Aslam

Points éditeur

 

La communauté pakistanaise d’un faubourg londonien est en émoi : Jugnu et Chanda ont disparu. Shamas, le frère de Jugnu, attend le retour des amants coupables avec angoisse. Comment ne pas penser à un crime d’honneur ? Car en « Anglistan », on ne négocie pas à la légère les valeurs ancestrales avec celles de l’Occident… Un livre poétique, foisonnant et tragique, d’une singulière actualité.

Nadeem Aslam, né en 1966 au Pakistan, s’est toujours consacré à l’écriture. La Cité des amants perdus, sélectionné par le Booker Prize, a été un événement littéraire en Grande-Bretagne.

« Un livre inquiétant, superbe, qui brasse les eaux troubles de l’Angleterre métissée. » Lire

Traduit de l’anglais par Claude Demanuelli

- Présentation de l'éditeur -


février 2018

2018, 02-février

L'envers de l'espoir / 

Mechtild Borrmann,

traduit de l’allemand par Sylvie Roussel

Editions du masque

Valentina vit dans la zone interdite de Tchernobyl. Les seuls habitants de cet endroit maudit sont ceux qui n’ont pas d’autre choix ou qui cherchent à se cacher. Cette femme usée par la vie attend désespérément le retour de sa fille dont elle n’a plus de nouvelles depuis des mois. Elle semble avoir disparu, comme beaucoup d’autres étudiantes parties pour l’Allemagne avec une bourse en 2009. Pour combler le vide et garder l’espoir de la retrouver, Valentina consigne dans un cahier, à la lumière de la bougie et dans le froid glacé de l’hiver, l’histoire de sa vie, avant et après la catastrophe. Dans le même temps, en Allemagne, Matthias Lessmann cache une jeune ukrainienne qu’il a recueillie un matin d’hiver alors qu’elle tentait d’échapper à de mystérieux hommes en 4 X 4 noir. En lui venant ainsi en aide, Lessmann est loin d’imaginer à quel point sa vie va basculer…

- Présentation de l'éditeur -


mars 2018

La déesse des petites victoires / Yannick Grannec

Édition revue et corrigée par l’auteur

Editions Pocket

1980. Deux ans après la mort de Kurt Gödel, l’un des plus grands mathématiciens du siècle, ses archives dorment encore dans des cartons. Mandatée par l’université de Princeton pour les récupérer, une jeune documentaliste se voit contrainte de charmer sa veuve, femme acariâtre à présent recluse. Anna Roth comprend vite que, pour gagner sa confiance, il lui faut écouter ce que personne n’a jamais voulu entendre. De la Vienne des Années folles à l’Amérique maccarthyste, Adèle Gödel lui narre peu à peu une histoire d’amour jalonnée de petites victoires – sur les préjugés, l’horreur nazie, la folie inhérente au génie… Une passion absolue avec laquelle il a fallu vivre.

- Présentation de l'éditeur -

 En complément (cliquez sur l'image) :

2018, 03-mars


avril 2018

2018, 04-avril

Le soleil des Scorta / Laurent Gaudé

Editions J'ai lu

La lignée des Scorta est née d'un viol et du péché. Maudite, méprisée, cette famille est guettée par la folie et la pauvreté. À Montepuccio, dans le sud de l'Italie, seul l'éclat de l'argent peut éclipser l'indignité d'une telle naissance. C'est en accédant à l'aisance matérielle que les Scorta pensent éloigner d'eux l'opprobre. Mais si le jugement des hommes finit par ne plus les atteindre, le destin, lui, peut encore les rattraper. Le soleil des Scorta a reçu le prix Goncourt 2004.

- Présentation de l'éditeur -


mai 2018

2018, 05-mai

L'attentat / Yasmina Khadra

Editions Pocket

Dans un restaurant bondé de Tel-Aviv, une femme fait exploser la bombe qu’elle dissimulait sous sa robe de grossesse. Toute la journée, le docteur Amine, Israëlien d’origine arabe, opère à la chaîne les innombrables victimes de cet attentat atroce. Au milieu de la nuit, on le rappelle d’urgence à l’hôpital pour lui apprendre sans ménagement que la kamikaze est sa propre femme. Il fallait l’audace rare de Yasmina Khadra pour oser aborder un tel sujet. Dans ce roman extraordinaire, on retrouve toute la générosité d’un écrivain qui n’en finit pas d’étonner par son imaginaire et son humanisme.

- Présentation de l'éditeur -


juin 2018

salle de la médiathèque, Venerque,

séance exceptionnelle

avec la participation de Michel Moner qui présenta l'oeuvre de Cervantès : Don Quichotte

L'Ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche

L'Ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche / Miguel de Cervantès, trad. de l'espagnol par Claude AllaigreJean Canavaggio et Michel Moner.

Édition publiée sous la direction de Jean Canavaggio 

(Collection Folio classique (nos 5157-5158), Gallimard, 2010)
- Présentation de l'éditeur -

septembre 2018

Marie-Antoinette / 

Stefan Zweig,

traduit de l’allemand par Alzir Hella

Editions Le livre de poche

Vilipendée par les uns, sanctifiée par les autres, l'« Autrichienne » Marie-Antoinette est la reine la plus méconnue de l'histoire de France. Il fallut attendre Stefan Zweig, en 1933, pour que la passion cède à la vérité.

S'appuyant sur les archives de l'Empire autrichien et sur la correspondance du comte Axel de Fersen, qu'il fut le premier à pouvoir consulter intégralement, Stefan Zweig retrace avec sensibilité et rigueur l'évolution de la jeune princesse, trop tôt appelée au trône, que la faiblesse et l'impuissance temporaire de Louis XVI vont précipiter dans un tourbillon de distractions et de fêtes. Dans ce contexte, la sombre affaire du collier, habilement exploitée par ses nombreux ennemis à la cour de France, va inexorablement éloigner Marie-Antoinette de son peuple.

Tracé avec humanité et pénétration, ce portrait est assurément un des chefs-d'oeuvre de la biographie classique, où excella l'auteur de Trois poètes de leur vie et de Vingt-quatre heures de la vie d'une femme.

- Présentation de l'éditeur -


octobre 2018

2018, 10-octobre

L'éngime du retour / 

Dany Laferrière 

Editions Le livre de poche

La nouvelle coupe la nuit en deux. L'appel téléphonique fatal que tout homme d'âge mûr reçoit un jour. Mon père vient de mourir. D. L.

A la suite de cette annonce tragique, le narrateur décide de retourner dans son pays natal. Il en avait été exilé, comme son père des années avant lui, par le dictateur du moment. Et le voilà qui revient sur les traces de son passé, de ses origines, accompagné d'un neveu qui porte le même nom que lui. Un périple doux et grave, rêveur et plein de charme, qui lui fera voir la misère, la faim, la violence, mais aussi les artistes, les jeunes filles, l'espoir, peut-être. Le grand roman du retour d'exil.

- Présentation de l'éditeur -


novembre 2018

2018, 11-novembre

La tache / 

Philip Roth

traduit de l'anglais (us) par Josée Kamoun 

Editions Gallimard, collection Folio

À la veille de la retraite, un professeur de lettres classiques, accusé d'avoir tenu des propos racistes envers ses étudiants, préfère démissionner plutôt que de livrer le secret qui pourrait l'innocenter.
Tandis que l'affaire Lewinski défraie les chroniques bien-pensantes, Nathan Zuckerman ouvre le dossier de son voisin Coleman Silk et découvre derrière la vie très rangée de l'ancien doyen un passé inouï, celui d'un homme qui s'est littéralement réinventé, et un présent non moins ravageur : sa liaison avec la sensuelle Faunia, femme de ménage et vachère de trente-quatre ans, prétendument illettrée, et talonnée par un ex-mari vétéran du Vietnam, obsédé par la vengeance et le meurtre.
Après Pastorale américaine et J'ai épousé un communisteLa tache, roman brutal et subtil, complète la trilogie de Philip Roth sur l'identité de l'individu dans les grands bouleversements de l'Amérique de l'après-guerre, où tout est équivoque et rien n'est sans mélange, car la tache «est en chacun, inhérente, à demeure, constitutive, elle qui préexiste à la désobéissance, qui englobe la désobéissance, défie toute explication, toute compréhension. C'est pourquoi laver cette souillure n'est qu'une plaisanterie de barbare et le fantasme de pureté terrifiant.»

- Présentation de l'éditeur -


décembre 2018

2018, 12-décembre

L'art de perdre / 

Alice Zeniter 

Coédition Flammarion / Albin Michel

À la veille de la retraite, un professeur de lettres classiques, accusé d'avoir tenu des propos racistes envers ses étudiants, préfère démissionner plutôt que de livrer le secret qui pourrait l'innocenter.
L’Algérie dont est originaire sa famille n’a longtemps été pour Naïma qu’une toile de fond sans grand intérêt. Pourtant, dans une société française traversée par les questions identitaires, tout semble vouloir la renvoyer à ses origines. Mais quel lien pourrait-elle avoir avec une histoire familiale qui jamais ne lui a été racontée ? Son grand-père Ali, un montagnard kabyle, est mort avant qu’elle ait pu lui demander pourquoi l’Histoire avait fait de lui un « harki ». Yema, sa grand-mère, pourrait peut-être répondre mais pas dans une langue que Naïma comprenne. Quant à Hamid, son père, arrivé en France à l’été 1962 dans les camps de transit hâtivement mis en place, il ne parle plus de l’Algérie de son enfance. Comment faire ressurgir un pays du silence ? Dans une fresque romanesque puissante et audacieuse, Alice Zeniter raconte le destin, entre la France et l’Algérie, des générations successives d’une famille prisonnière d’un passé tenace. Mais ce livre est aussi un grand roman sur la liberté d’être soi, au-delà des héritages et des injonctions intimes ou sociales.

- Présentation de l'éditeur -

 

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Lectures 2016

Publié le 17 Février 2017 par AdminRL

 

 

TITRE AUTEUR    
Cinq méditations sur la beauté Cheng François FRANCE
L'Arabe du futur : une jeunesse au Moyen-Orient (1978-1984) Sattouf  Riad FRANCE
Le roi des Aulnes  Tournier Michel FRANCE
Mémoires de porc-épic Mabanckou Alain FRANCE CONGO
Le village de l'Allemand Sansal Boualem ALGERIE
Lambeaux Juliet Charles FRANCE
Les cavaliers Kessel Joseph FRANCE
Le poids des secrets Shimazaki Aki QUEBEC
Zola : correspondance Pagès Alain FRANCE
La modification Butor Michel FRANCE

 

 

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2015, 06-juin

Publié le 1 Janvier 2016 par AdminRL dans Rencontres avec des écrivains

 

Le Petit Chaperon rouge / 

Charles Perrault 

 

(dans l'édition du recueil de contes parue au                       Livre de poche)

 Avec notre invité Yves Le Pestipon, professeur de lettres au Lycée Pierre-de-Fermat et écrivain.

M. Le Pestipon a  commenté plusieurs variantes du "Petit Chaperon rouge", et nous nous sommes interrogés avec lui sur la signification de ces contes qui ne sont pas réservés aux enfants. A cette occasion diverses éditions illustrées du conte de Perrault étaient exposées.

"Nous voudrions donner à sentir l'enchantement et l'effroi que procure Perrault lorsqu'on s'attarde à vraiment le lire, donc à tirer la chevillette dans l'espérance de la bobinette" (Yves Le Pestipon)

Cette après-midi était ouverte à tous ceux qu'intéresse cette relecture érudite et inventive.

 

 

commentaires

... en 2016

Publié le 12 Décembre 2015 par AdminRL

janvier 2016

Cinq méditations sur la beauté /

François Cheng 

Librairie générale française, collection Le livre de poche

" L'auteur livre ses réflexions sur la beauté et les questions existentielles ainsi que ses considérations littéraires, esthétiques, poétiques, philosophiques et spirituelles. L'occasion de faire revisiter les moments phares de la culture de l'Orient et de l'Occident. "

- Présentation de l'éditeur -


 février 2016

L'Arabe du futur : une jeunesse au Moyen-Orient (1978-1984) / Riad Sattouf

(Allary éditions)

"  Une enfance dans la Libye de Kadhafi et la Syrie d’Hafez al-Assad.

Né d’un père syrien et d’une mère bretonne, Riad Sattouf grandit d’abord à Tripoli, en Libye, où son père vient d’être nommé professeur. Issu d’un milieu pauvre, féru de politique et obsédé par le panarabisme, Abdel-Razak Sattouf élève son fils Riad dans le culte des grands dictateurs arabes, symboles de modernité et de puissance virile. En 1984, la famille déménage en Syrie et rejoint le berceau des Sattouf, un petit village près de Homs. Malmené par ses cousins (il est blond, cela n’aide pas…), le jeune Riad découvre la rudesse de la vie paysanne traditionnelle. Son père, lui, n’a qu’une idée en tête : que son fils Riad aille à l’école syrienne et devienne un Arabe moderne et éduqué, un Arabe du futur.  "

- Présentation de l'éditeur -


 

mars 2016

Le roi des aulnes / Michel Tournier

(Editions Gallimard, collection Folio)

" 3 janvier 1938. Tu es un ogre, me disait parfois Rachel. Un Ogre ? C'est-à-dire un monstre féerique, émergeant de la nuit des temps ? Je crois, oui, à ma nature féerique, je veux dire à cette connivence secrète qui mêle en profondeur mon aventure personnelle au cours des choses, et lui permet de l'incliner dans son sens. [...]

Je relis ces lignes. Je m'appelle Abel Tiffauges, je tiens un garage place de la Porte-des-Ternes, et je ne suis pas fou. Et pourtant ce que je viens d'écrire doit être envisagé avec un sérieux total. Alors ? Alors l'avenir aura pour fonction essentielle de démontrer - ou plus exactement d'illustrer - le sérieux des lignes qui précèdent. 

- Extrait -


 avril 2016

2016, 04-avril

Mémoires de porc-épic /
Alain Mabanckou

(Collection Points)

 

"  Alain Mabanckou revisite en profondeur un certain nombre de lieux fondateurs de la littérature et de la culture africaines, avec amour, humour et dérision.

Parodiant librement une légende populaire selon laquelle chaque être humain possède son double animal, il nous livre dans ce récit l'histoire d'un étonnant porc-épic, chargé par son alter ego humain, un certain Kibandi, d'accomplir à l'aide de ses redoutables piquants toute une série de meurtres rocambolesques. Malheur aux villageois qui se retrouvent sur la route de Kibandi, car son ami porc-épic est prêt à tout pour satisfaire la folie sanguinaire de son «maître» !

En détournant avec brio et malice les codes narratifs de la fable, Alain Mabanckou renouvelle les formes traditionnelles du conte africain dans un récit truculent et picaresque où se retrouvent l'art de l'ironie et la verve inventive qui font de lui une des voix majeures de la littérature francophone actuelle. "

- Présentation de l'éditeur -


mai 2016

Le village de l'Allemand / 

Boualem Sansal 

(Editions Gallimard, collection Folio)

 

"  Les narrateurs sont deux frères nés de mère algérienne et de père allemand. Ils ont été élevés par un vieil oncle immigré dans une cité de la banlieue parisienne, tandis que leurs parents restaient dans leur village d'Aïn Deb, près de Sétif. En 1994, le GIA massacre une partie de la population du bourg. Pour les deux fils, le deuil va se doubler d'une douleur bien plus atroce : la révélation de ce que fut leur père, cet Allemand qui jouissait du titre prestigieux de moudjahid...

Basé sur une histoire authentique, le roman propose une réflexion véhémente et profonde, nourrie par la pensée de Primo Levi. Il relie trois épisodes à la fois dissemblables et proches : la Shoah, vue à travers le regard d'un jeune Arabe qui découvre avec horreur la réalité de l'extermination de masse ; la sale guerre des années 1990 en Algérie ; la situation des banlieues françaises, et en particulier la vie des Algériens qui s'y trouvent depuis deux générations dans un abandon croissant de la République. «À ce train, dit un personnage, parce que nos parents sont trop pieux et nos gamins trop naïfs, la cité sera bientôt une république islamique parfaitement constituée. Vous devrez alors lui faire la guerre si vous voulez seulement la contenir dans ses frontières actuelles.» Sur un sujet aussi délicat, Sansal parvient à faire entendre une voix d'une sincérité bouleversante. "

- Présentation de l'éditeur -


 

juin 2016 

Lambeaux / 

Charles Juliet 

(Editions Gallimard, collection Folio)

 

     Dans cet ouvrage, l'auteur a voulu célébrer ses deux mères : l'esseulée et la vaillante, l'étouffée et la valeureuse, la jetée-dans-la-fosse et la toute-donnée. La première, celle qui lui a donné le jour, une paysanne, à la suite d'un amour malheureux, d'un mariage qui l'a déçue, puis quatre maternités rapprochées, a sombré dans une profonde dépression. Hospitalisée un mois après la naissance de son dernier enfant, elle est morte huit ans plus tard dans d'atroces conditions. La seconde, mère d'une famille nombreuse, elle aussi paysanne, a recueilli cet enfant et l'a élevé comme s'il avait été son fils.

 Après avoir évoqué ces deux émouvantes figures, l'auteur relate succinctement son parcours. Ce faisant, il nous raconte la naissance à soi-même d'un homme qui est parvenu à triompher de la «détresse impensable» dont il était prisonnier. Voilà pourquoi Lambeaux est avant tout un livre d'espoir. "

- Présentation de l'éditeur -


septembre 2016

Les cavaliers / 

Joseph Kessel 

(Editions Gallimard, collection Folio)

" Kessel a situé en Afghanistan une des aventures les plus belles et les plus féroces qu'il nous ait contées. Les personnages atteignent une dimension épique : Ouroz et sa longue marche au bout de l'enfer... Le grand Toursène fidèle à sa légende de tchopendoz toujours victorieux... Mokkhi, le bon sais, au destin inversé par la haine et la découverte de la femme... Zéré qui dans l'humiliation efface les souillures d'une misère qui date de l'origine des temps... Et puis l'inoubliable Guardi Guedj, le conteur centenaire à qui son peuple a donné le plus beau des noms : «Aïeul de tout le monde»... Enfin, Jehol «le Cheval Fou», dont la présence tutélaire et «humaine» plane sur cette chanson de geste... Ils sont de chair les héros des Cavaliers, avec leurs sentiments abrupts et du mythe les anime et nourrit le roman. "

- Présentation de l'éditeur -


octobre 2016

Le poids des secrets / 

Aki Shimazaki 

(Editions Actes sud, collection Babel)

 

La Japonaise Aki Shimazaki a construit avec Le Poids des secrets une œuvre qui explore la psyché nipponne contemporaine dans ses tabous et ses mensonges, au cœur desquels ses personnages se débattent pour retrouver liberté et dignité. Coffret contenant les cinq volumes du Poids des secrets : Tsubaki, Hamaguri, Tsubame, Wasurenagusa, Hotaru. "

- Présentation de l'éditeur -


octobre 2016

Zola : correspondance / 

choix de textes et présentation par Alain Pagès 

(Editions Flammarion, collection GF)

 

" Je n'ai pas de secrets, les clefs sont sur les armoires, on peut publier toutes mes lettres un jour : elles ne démentiront ni une de mes amitiés, ni une de mes idées », affirmait Zola. Cette anthologie inédite, qui rassemble une centaine de lettres, témoigne du parcours, des luttes, des rêves et des doutes d'un écrivain illustre. On y découvre un jeune provençal, arrivé à Paris en 1858, aspirant à se faire un nom, mais désespérant d'y parvenir (« Je n'ai pas achevé mes études, je ne sais même pas parler en bon français, j'ignore tout », écrit-il à son ami d'enfance Cézanne).
On y suit, pas à pas, ses débuts dans le monde - l'auteur des Rougon-Macquart fut d'abord employé chez Hachette et journaliste -, ses premiers succès, ses combats littéraires, et, plus tard, son engagement dans l'affaire Dreyfus. Tour à tour poignantes, drôles et virulentes, ces missives s'adressent à sa famille et à ses confrères (Flaubert, Edmond de Goncourt, Huysmans...), aux critiques qui l'accablent comme aux personnalités qu'il admire. Elles jettent un éclairage unique sur l'existence d'un homme qui fut un polygraphe acharné et un polémiste de talent, mais aussi un ami d'une fidélité sans faille. Et elles nous montrent que ce grand romancier aux convictions inébranlables ne cessa jamais d'être à la recherche de lui-même. "

- Présentation de l'éditeur -


décembre 2016

La modification / 

Michel Butor 

(Editions de minuit)

 

" Dès la première phrase, vous entrez dans le livre, ce livre que vous écrivez en le lisant et que vous finirez par ramasser sur la banquette du train qui vous a conduit de Paris à Rome, non sans de multiples arrêts et détours. >Le troisième roman de Michel Butor, paru en 1957, la même année que La Jalousie, Le Vent, Tropisme de Nathalie Sarraute, reçut d'emblée un excellent accueil de la critique. Couronné par le prix Renaudot, traduit dans vingt langues, c'est encore aujourd'hui le plus lu des ouvrages du Nouveau Roman.
J'étais fasciné par les villes. Je le suis toujours, mais j'ai pris un recul différent. Pour mieux voir et réfléchir, j’avais besoin de parler d’une ville depuis une autre. Ainsi j’ai écrit Passage de Milan, étude sur Paris, quand j’étais en Angleterre. L’Emploi du temps, qui se déroule en Angleterre, a été écrit à Paris et en Grèce. Dans ce livre, la ville était devenue le personnage principal. J’avais envie, peut-être en souvenir du roman de Dickens A tale of two cities, de faire un ouvrage avec deux villes. Il leur fallait une liaison organique, historique. Mes premiers voyages à Rome m’ont révélé le rôle de modèle que cette ville avait joué, continuait à jouer pour la mienne. Peu à peu, à cause sans doute du fait que mon père travaillait dans l’administration d’abord des chemins de fer du Nord, puis de la SNCF et que nous avions des facilités pour utiliser le train, c’est ce moyen de transport que j’ai utilisé pour relier les deux villes. Déjà dans L’Emploi du temps j’avais été frappé par la présence de villes les unes à l’intérieur des autres. Ici j’avais un exemple particulièrement frappant. J’ai fait plusieurs voyages à Rome pour approfondir la question. J’hésitais entre deux formes de récit : la première ou la troisième personne, jusqu’au jour où je me suis dit que la seconde existait aussi, et que d’ailleurs je n’étais pas le premier à l’employer, que c’était la forme par excellence aussi bien de la pédagogie que du réquisitoire. J’ai terminé l’écriture de ce livre à Genève où j’étais professeur à l’École internationale. Je préparais les élèves au baccalauréat français et à la maturité suisse. J’enseignais non seulement le français et la philosophie, ce pour quoi j’étais préparé, mais aussi l’histoire et la géographie, ce qui était beaucoup plus difficile. J’avais besoin de bien travailler les manuels avant d’en exposer le contenu, ce qui m’a été très utile pour l’écriture de Degrés et de tout ce qui est venu par la suite. »

Michel Butor, décembre 2005.

‑‑‑‑‑ Extrait de la postface de Michel Leiris ‑‑‑‑‑


Le personnage central et presque unique du livre - ce chef de famille déjà mûr à qui lecteurs et lectrices, attrapés dans les rets du vous et de l'indicatif présent, ne peuvent pas ne pas tendre à plus ou moins s'identifier - prend un matin comme voyageur de troisième classe et sur sa seule initiative le rapide Paris-Rome, modifiant ainsi l'habitude qu'il a d'effectuer ce parcours en première classe et dans le train du soir quand il lui faut, aux frais de ses employeurs, se rendre au siège romain de la firme de machines à écrire dont il est le directeur pour la France. Son intention est de surprendre à Rome – ville dont il est féru depuis l'âge lycéen – une maîtresse qu'il retrouve à chacun de ses voyages d'affaires et à qui, cette fois, il annoncera qu'il a trouvé pour elle (conformément au vœu qu"elle avait formulé) une situation lui permettant de s'établir à Paris, où désormais ils pourront vivre ensemble car il entend se séparer de sa femme et de ses enfants et apporter ainsi une grande modification à sa propre existence, fastidieuse et terne en dehors des quelques rayons qu'elle reçoit de la lumière romaine. En cours de route, cet évadé en puissance est le jouet d'une quantité de réminiscences, parmi lesquelles (passé le tunnel de Mont-Cenis) le pénible souvenir de ce qui fut une fête manquée pour son amie et pour lui : des vacances qu'elle vint passer à Paris. Il s'abandonne aussi à nombre de réflexions et de constructions imaginaires, ces dernières prenant la forme d'abord de rêvasseries pures et simples (les espèces de petits romans qu'il bâtit à propos des inconnus qui sont ses compagnons de route), puis de rêveries, et d'un rêve dont le sens général, lié à l'anxiété du rêveur et aux conditions peu confortables dans lesquelles il voyage, est celui d'une descente aux enfers, avec pour dernière séquence l'épiphanie hostile des dieux et des empereurs romains. À la fin du parcours, l'état d'esprit du personnage s'est à tel point modifié qu'il renonce au changement même en vue duquel il était parti : il passera trois jours à son point de destination sans aller voir l'amie dont il sait maintenant qu'il l'aime dans la mesure où elle est « le visage de Rome », de sorte qu'il aboutirait à un échec en la séparant de ce haut-lieu. Il optera pour le maintien du statu quo et se promettra de donner ultérieurement ce plaisir à sa femme : un voyage qu'ils feront à Rome, leur troisième visite commune de cette ville qui les avaient enchantés la première fois (lorsqu'ils étaient de jeunes mariés), mais déçus la seconde alors que le pourrissement de leur vie à deux était déjà sensible. En montant dans son wagon, le personnage tenait en main un livre qu'il avait acheté à la bibliothèque de la gare, sans se soucier de son titre ni de son auteur et se fiant au nom de la collection. Descendant à la Stazione Termini, il tient en main ce livre que finalement il n'a pas lu et qui lui a seulement servi de garde-place quand, pour une raison quelconque, il sortait de son compartiment. L'issue impossible à trouver, qu'il se tourne vers la maîtresse ou vers l'épouse, vers Rome (dont il a découvert qu'elle est un mythe pour lui) ou vers Paris (dont la grisaille le détériore), c'est un livre – matériellement analogue à celui-la – qui la lui fournira : l'ouvrage qu'il décide d'écrire « pour tenter de faire revivre sur le mode de la lecture cet épisode crucial de votre aventure », à vous lecteur que l'usage, en ce livre, de la deuxième personne du pluriel a fait entrer tant soit peu dans la peau du personnage auquel sont dues, censément, les pages mêmes que vous avez lues.
Michel Leiris "

- Présentation de l'éditeur -

 

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